La Fed reste prudente, mais un assouplissement est possible dès septembre
- Posted by david@florida-invest.com
Les membres de la Réserve Fédérale américaine restent divisés sur le calendrier du prochain ajustement des taux d’intérêt. Lors de son intervention devant le Congrès mardi, le président de la Fed, Jerome Powell, a livré un message empreint de prudence, indiquant que les incertitudes liées à l’inflation et aux hausses tarifaires freinent pour l’instant toute décision immédiate, mais n’excluent pas un mouvement baissier dans les mois à venir.
Powell a notamment précisé que si les pressions inflationnistes devaient rester contenues, une baisse des taux pourrait intervenir “plutôt tôt que tard”, sans pour autant désigner une réunion spécifique du calendrier. Les observateurs anticipent désormais que la Fed pourrait attendre la réunion de septembre pour évaluer plus clairement les effets économiques des hausses de droits de douane récemment annoncées.
Un débat interne de plus en plus visible
En interne, des voix commencent à plaider en faveur d’un ajustement plus rapide. Michelle Bowman, vice-présidente chargée de la supervision, a déclaré lundi lors d’une conférence internationale qu’elle soutiendrait une baisse des taux dès la prochaine réunion, afin de soutenir l’emploi et de ramener les taux vers un niveau “neutre” pour l’économie.
Cette position reflète un tournant progressif mais réel dans la dynamique de la Fed, traditionnellement attachée à une posture de prudence face à l’inflation. Le dilemme de la Fed reste intact : soutenir l’emploi sans relancer la spirale inflationniste.
Scénarios contrastés selon l’impact des tarifs douaniers
L’analyse des différents scénarios liés à l’inflation montre que les nouveaux droits de douane pourraient, selon leur ampleur, faire grimper l’inflation jusqu’à 5 % si les entreprises répercutent l’intégralité des coûts sur les consommateurs. Dans un scénario plus modéré, l’inflation pourrait temporairement dépasser les 3 %, selon Christopher Waller, gouverneur de la Fed.
Le taux de chômage pourrait également monter jusqu’à 5 %, contre 4,2 % actuellement, si les hausses tarifaires pèsent sur l’activité. Toutefois, en l’absence de perturbations majeures dans les chaînes d’approvisionnement, Waller juge ce scénario moins durable.
L’éventualité d’une baisse de taux reste sur la table
Austan Goolsbee, président de la Fed de Chicago, a déclaré cette semaine que si l’inflation tarifaire attendue ne se matérialise pas, une baisse de taux serait justifiée. À ce jour, les données ne montrent pas encore de poussée inflationniste liée aux droits de douane.
Pour les investisseurs, notamment dans l’immobilier, ce climat d’incertitude souligne l’importance de rester attentif à l’évolution macroéconomique. Une baisse des taux, potentiellement dès septembre, pourrait renforcer l’attractivité du financement et stimuler de nouvelles opportunités d’acquisition, notamment sur le segment multifamily.
Dans ce contexte, la patience reste de mise, mais la fenêtre d’un assouplissement monétaire s’ouvre progressivement. Pour ceux qui sauront se positionner rapidement, le second semestre 2025 pourrait offrir un point d’entrée stratégique dans un marché en phase de stabilisation.
Source : GlobeSt
0 Comments