
Retour sur le “Boom” immobilier qui a façonné la Floride il y a 100 ans
- Posted by david@florida-invest.com
Il y a un siècle déjà, le sud de la Floride attirait les foules en quête de soleil, de rêve américain… et d’opportunités immobilières. Dans les années 1920, la région a connu un développement fulgurant avec l’arrivée massive d’investisseurs, de spéculateurs et de familles, dans ce qui allait devenir le “Great Land Boom” de Floride.
De Miami-Dade à Palm Beach, de nouvelles villes sont sorties de terre à une vitesse vertigineuse, portées par un contexte économique favorable d’après-guerre, un esprit entrepreneurial en plein essor, et le charme irrésistible d’un territoire encore peu exploité. En 2025 et 2026, on célèbre le centenaire de 11 villes du sud de la Floride, l’occasion de revenir sur cette période majeur.
Le boom des années 20
À l’époque, la Floride bénéficiait d’un ensemble unique d’atouts : un climat idéal, un réseau ferroviaire en pleine expansion, des routes neuves, une attractivité touristique croissante… et un goût marqué pour l’innovation urbaine. Des figures comme Glenn Curtiss (fondateur de Miami Springs, Hialeah, Opa-Locka) ou George Merrick (Coral Gables) ont activement promu leurs projets dans la presse nationale pour attirer capitaux et nouveaux habitants.
Entre 1920 et 1925, la population de Miami-Dade, Broward et Palm Beach a doublé, voire triplé. On construisait vite, et beaucoup. Des terrains vendus 2 000 dollars quelques années plus tôt pouvaient se revendre 50 000 dollars au sommet de la bulle — l’équivalent de plus de 800 000 dollars aujourd’hui. En parallèle, la demande locative et les infrastructures se développaient à vive allure.
Les anciens soldats stationnés en Floride pendant la Première Guerre mondiale, séduits par le climat, sont revenus s’y installer. Des entreprises agricoles comme la Pennsylvania Sugar Company ou la Southern Sugar Company ont racheté des milliers d’hectares de terres, stimulant à leur tour l’économie locale et l’immobilier.
Une mémoire encore bien vivante
Aujourd’hui, cette période continue de façonner le territoire. Des institutions centenaires comme la Freedom Tower de Miami ou l’Université de Miami à Coral Gables rappellent l’héritage de cette époque de croissance rapide. Plusieurs communautés issues de cette première vague de colonisation urbaine — y compris des quartiers afro-américains ou bahamiens — commencent aussi à voir leur contribution mieux reconnue dans l’histoire régionale.
Les villes nées pendant le “Great Land Boom” de 1925-1926 témoignent d’une dynamique que certains analystes comparent, sur certains aspects, à celle que l’on observe aujourd’hui : afflux de nouveaux résidents, climat attractif, fiscalité avantageuse, et intérêt croissant pour la diversification immobilière entre résidentiel et commercial.
Source : wlnr.org
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